Acheter une voiture de collaborateur : bon ou mauvais plan ?

Quand vient le moment tant attendu de s’offrir une nouvelle voiture, c’est toujours le même dilemme : on voudrait à la fois acheter une voiture presque neuve, et la payer le moins cher possible.
Et si acheter une voiture de collaborateur était la solution ? Décryptage.

Mais au fait… qu’appelle-t-on un véhicule de collaborateur ?

Lorsqu’une personne travaille pour un constructeur automobile, elle peut acheter un véhicule neuf à sa sortie de l’usine en bénéficiant d’un tarif préférentiel réservé aux salariés.

Le collaborateur peut donc acheter une voiture neuve à prix réduit, et la revendre plus tard en réalisant une petite marge. Bien sûr, les constructeurs imposent des conditions : le collaborateur ne peut revendre le véhicule qu’après une période de 4 à 6 mois (selon le constructeur) et 1000km affichés au compteur.

Les remises vont généralement de 5% à 30%, selon le modèle du véhicule et sa récence (plus le modèle est récent et se vend bien, moins la réduction est importante).
Le particulier qui souhaite acheter un véhicule de collaborateur peut donc espérer une remise de 15% à 25% par rapport au prix du neuf.

Bon à savoir : Les collaborateurs peuvent renouveler l’opération jusqu’à 6 fois par an, réalisant parfois de belles plus-values ! Certains stockent même le véhicule au garage pour que la décote soit la plus faible possible.

Acheter une voiture de collaborateur, un vrai bon plan ?

Oui, un vrai bon plan, et voici une liste non exhaustive des avantages de l’achat de véhicule à un collaborateur :

  • c’est une première main, et la traçabilité du véhicule est facilement accessible
  • les véhicules sont récents, et bien souvent encore sous garantie
  • les voitures ont été soigneusement entretenues, puisqu’elles sont la plupart du temps achetées en vue d’être rapidement revendues
  • les prix sont compétitifs, puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’un véhicule neuf à un prix d’occasion
  • le kilométrage faible

Où acheter un véhicule de collaborateur ?

La première option : les sites dédiés des constructeurs automobiles

Certains sites organisent également une vente physique, sorte de « foire aux véhicules de salariés », comme le fait par exemple PSA sur son site de Rennes.

La deuxième option : les sites spécialisés dans la vente de véhicules de collaborateurs

Ils mettent en relation les collaborateurs qui souhaitent vendre une voiture avec les personnes qui souhaitent acheter.

C’est le cas par exemple de Voiture Collaborateur qui propose plusieurs catégories de voitures : selon leur disponibilité, la marque du véhicule etc. La recherche s’effectue comme sur un site classique d’annonces de voitures d’occasion.

Bon à savoir : certains sites proposent la création d’alerte, si le véhicule que vous recherchez n’est pas encore mis en vente par un collaborateur. Cela vous permet d’être prévenu lorsque c’est le cas.

Si toutefois vous êtes prêt à acheter une voiture de collaborateur loin de chez vous, n’hésitez pas, il sera toujours possible de faire appel à une société de transport de voiture pour la livrer à votre domicile.

Fixes, embarqués, de feux rouge : tout savoir sur les radars en France

Toutes les techniques sont bonnes pour les éviter, et personne n’aime se faire prendre. Déployés par le gouvernement pour lutter contre la mortalité routière, les radars suscitent souvent bien des questions chez les automobilistes. Voici un petit tour d’horizon de la question.

Le plus répandu : le radar de vitesse fixe

Vous le voyez souvent au bord des routes considérées comme dangereuses. Il déclenche une contravention si la vitesse enregistrée est supérieure de 5 km/h (sous les 100 km/h) ou de 5 % (au-dessus des 100 km/h) à la vitesse autorisée.

Le chiffre : 2181 radars vitesse fixes étaient déployés au 1er août 2015

Bon à savoir : en cas de pluie, la vitesse autorisée sur les routes est souvent abaissée de 10km/h, attention car certains radars peuvent être paramétrés à distance pour prendre en compte cette modification temporaire.

Le plus sympa : le radar pédagogique

Il remplace les panneaux d’annonce radars le long des routes et informent les automobilistes de leur vitesse, sans toutefois les sanctionner. La vitesse est affichée de différentes couleurs : en vert si la limite est respectée et en rouge si elle est dépassée (20 km/h au-dessus de la limite).

Le plus redoutable : le radar embarqué

Son but : se faire suffisamment discret pour détecter les excès de vitesse. Souvent embarqué dans une voiture arrêtée au bord de la route, ou sur un pont au dessus d’une autoroute, sa présence n’est bien sûr pas signalée (c’est là tout son intérêt).

Le chiffre : 569 radars vitesse embarqués déployés au 1er août 2015

Bon à savoir : Contrairement aux précédents, les radars mobiles dits « nouvelle génération » sont installés dans des voitures banalisées et constatent les excès de vitesse en roulant et sans flash visible. Moins précis, car la marge est de 10 km/h pour les limitations de moins de 100 km/h et de 10 % pour celles de plus de 100 km/h.

Le plus traître : le radar de feu rouge

Techniquement, le radar prend deux photos : une première lorsque le véhicule franchit la ligne d’effet des feux, puis une seconde s’il avance au delà. Le radar ne flashe pas si vous franchissez la ligne alors que le feu est orange.

Le chiffre : 712 radars feu rouge déployés au 1er août 2015

Bon à savoir : en France, le radar de feu rouge ne contrôle pas la vitesse du véhicule, du moins pas pour l’instant (car les machines sont en capacité de le faire).

Attention donc à ne pas contrarier ces différents radars, car les infractions liées aux excès de vitesse peuvent être lourdement sanctionnées et le montant de l’amende très salé : jusqu’à 1500€, un retrait de 6 points sur le permis et une suspension de 3 ans pour un excès de vitesse de plus de 50km/heure !
En cas de confiscation, il ne vous reste plus qu’à faire appel à un service de transport de voiture !

Pourquoi acheter une voiture d’occasion loin de chez soi peut être une bonne idée

Le premier réflexe lorsqu’on cherche à acheter une voiture d’occasion est de faire une sélection en fonction du lieu où la voiture est à vendre : aux environs de votre ville, votre département, voire votre région. C’est dommage, vous ratez sûrement les meilleures occasions !

Un plus grand choix, et des véhicules moins chers

D’abord, de manière assez évidente, plus vous élargissez la zone de recherche, plus le nombre d’annonces disponibles sera grand. Plus facile alors de trouver chaussure à son pied ! Surtout que vous êtes 73% à avoir une idée précise du véhicule convoité au début de votre recherche.
D’autre part, il arrive très régulièrement que le prix moyen de la voiture d’occasion que vous recherchez soit plus bas dans une autre région que la vôtre. Besançon, Limoges et Nantes afficheraient ainsi le prix moyen le plus bas pour l’achat d’un véhicule d’occasion.

Les principales précautions à prendre

Acheter un véhicule d’occasion à des centaines de kilomètres de chez soi peut faire peur, et c’est normal. Acheter une voiture est une décision importante, il ne faut pas se rater !
Pour faire les choses dans les règles de l’art, assurez vous de poser les bonnes questions :

  • quel est l’état de l’embrayage ? des freins ? des pneus ?
  • le véhicule a-t-il déjà été accidenté ? le moteur changé ?
  • la carrosserie est-elle impeccable ? si non, dans quel état (rayures, bosses etc.) ?
  • s’agit-il d’une première main ?
  • y a-t-il des frais à prévoir (une pièce à changer, une petite réparation à faire..) ?

Et de rassembler les documents importants :

  • demander une copie du dernier contrôle technique
  • demander une copie des factures et du carnet d’entretien
  • demander une copie de la carte grise, si vous êtes vraiment méfiant et que vous voulez vérifier l’authenticité des documents pré-cités, ainsi que le kilométrage

Dernier conseil : si vous en avez la possibilité, il est toujours préférable d’aller vérifier l’état du véhicule en étant accompagné(e). Cela vous permettra d’ausculter la voiture sous tous ses angles et de ne rien laisser échapper à votre regard attentif.

Si vous achetez une voiture d’occasion à un pro

Souvent, les vendeurs professionnels ont une réputation, ils ont déjà vendu des véhicules. Une petite recherche sur internet ne mange pas de pain, et s’il y a déjà eu des clients mécontents avant vous, ils auront probablement pris la peine de se plaindre sur la toile.
Vous pouvez également vérifier le numéro de SIRET, pour voir depuis quand la société a été créée et s’il ne s’agit pas d’une fausse annonce.
Assurez-vous de négocier le prix à l’avance, par téléphone par exemple. Il vous sera beaucoup plus difficile de le faire une fois sur place, surtout si vous avez précisé venir de loin (ceci est également valable pour un achat à un particulier).

Bon à savoir : attention au contrat de vente ! Il arrive que certains pros stipulent dans le contrat que les réparations effectuées dans le cadre de la garantie ne pourront être réalisées que chez eux, ce qui est problématique si vous êtes à des centaines de kilomètres !

Si vous ne pouvez (ou ne voulez) pas faire le déplacement

Vous allez avoir deux problématiques : vérifier l’état du véhicule, et faire transporter la voiture jusqu’à votre domicile.

Bonne nouvelle ! Il existe des solutions à vos deux problèmes (qui n’en sont plus, du coup).

Vous pouvez recourir à un professionnel pour expertiser le véhicule d’occasion à votre place. Plusieurs formules, qui pourront vous coûter entre 70€ et 250€ selon la finesse d’expertise que vous souhaitez (aspects administratifs, vérification de l’état du véhicule à l’arrêt, essai dynamique, voire même une garantie supplémentaire de quelques mois).

L’état du véhicule est conforme à vos attentes ? Il ne vous reste plus qu’à réserver un transport de voiture pour la faire livrer à votre domicile. Cela pourra vous coûter de 100€ à 800€ selon la prestation (chauffeur particulier, transport par camion ou convoyeur professionnel).