Voiture en panne sur l’autoroute : les bons réflexes

Votre voiture a une tendance capricieuse ? Du genre à allumer un voyant rouge en plein milieu de l’autoroute ? Pour ne pas vous laisser aller à la panique, voici les bons gestes à adopter en cas de voiture en panne sur l’autoroute.

Avant tout : mettre tout le monde à l’abri

Votre premier réflexe doit être celui d’allumer les feux de détresse (aussi appelés les « warning ») dès que l’anomalie survient : les voyants du tableau de bord qui s’allument, de la fumée qui s’échappe du capot etc. Vous allez ainsi prévenir les autres automobilistes que vous ralentissez et vous apprêtez à vous arrêter.

Ensuite, rejoignez dès que possible une aire de repos ou un refuge. Si vous ne le pouvez pas, garez-vous sur la bande d’arrêt d’urgence.

Avant de sortir du véhicule, enfilez les gilets jaunes et prenez avec vous ce dont vous aurez peut-être besoin en attendant le dépanneur (de l’eau, quelque chose à manger, un pull etc.).
Attention, veillez à ce que tout le monde descende du véhicule par la droite, du côté où il n’y a donc pas de circulation ! L’inverse serait évidemment très dangereux.

Enfin, faire en sorte que tout le monde patiente derrière la glissière de sécurité ou, s’il n’y en a pas, le plus loin possible de la circulation. TOUS les passagers doivent avoir quitté le véhicule.

Bon à savoir : l’utilisation du triangle de pré-signalisation n’est pas obligatoire sur l’autoroute tant que le véhicule est immobilisé sur la bande d’arrêt d’urgence. Il est même déconseillé car sa mise en place constitue une mise en danger manifeste de la vie du conducteur.

Faire venir un dépanneur

Maintenant que tout le monde est à l’abri, vous allez pouvoir vous rendre à la borne d’arrêt d’urgence la plus proche du lieu où est immobilisé votre véhicule.

« Peut-on plutôt utiliser son téléphone portable ? »

Nous vous le déconseillons.
Les bornes d’appel d’urgence sont reliées au Poste de Contrôle de la Circulation. Il suffit d’appuyer sur le bouton d’appel pour être mis en relation avec un opérateur qui pourra vous localiser avec précision et vous commander un dépanneur. C’est simple et l’appel est gratuit.

Pensez à bien prendre avec vous la carte grise de la voiture, car des informations figurant dessus vous seront demandées.

Sinon, si vous êtes équipé d’un smartphone, vous pouvez également télécharger l’application SOS Autoroute, qui est ni plus ni moins une borne d’appel d’urgence embarquée dans votre téléphone portable.
Conçue par l’entreprise APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône), l’application est très bien faite et vous permet d’enregistrer à l’avance toutes les données nécessaires à votre identification (vos coordonnées, les informations sur le(s) véhicule(s)) ainsi que d’envoyer une photo de votre véhicule en panne et vous géo-localiser. Cela vous permet donc d’être mis en relation avec les secours sans avoir à vous déplacer jusqu’à la borne.

« Combien ça va me coûter ? »

Le prix d’un dépannage va avant tout dépendre du moment où se fait l’intervention :

  1. 123,56€ : le forfait de base pour une intervention en semaine et de 8h à 18h
  2. 185,34€ : le forfait de base majoré de 50% pour les interventions les week-ends, jours fériés et jours de semaine de 18h à 8h

C’est un prix qui comprend l’aller-retour du dépanneur, ainsi qu’une intervention de 30 minutes maximum.

Bon à savoir : les tarifs de dépannage et de remorquage sur l’autoroute sont fixés par le Ministère de l’économie et des finances. En revanche, le prix des pièces fournies pour la réparation du véhicule est librement fixé par le dépanneur.

Vous pouvez donc, si vous préférez, faire remorquer votre voiture jusqu’au garage le plus proche puis faire transporter votre voiture en panne par un dépanneur professionnel jusqu’à votre garagiste habituel.

Accident de voiture : comment faire sans constat ?

« Mais au fait, est-ce que j’ai un constat dans la voiture ? ».
Qui ne s’est jamais posé cette question ? Voire même : qui ne s’est jamais posé cette question alors qu’il était déjà trop tard ?
Pas de panique, en cas d’accident et si ni vous ni la « partie adverse » n’avez de constat amiable au fond de la boîte à gant, voici la marche à suivre.

Relever les informations sur la partie adverse

Si la personne avec laquelle vous avez eu l’accrochage semble disposée à vous fournir les informations nécessaires à la déclaration du sinistre à vos assurances respectives, mettez le paquet et récoltez toutes les informations possibles :

  • sur le véhicule : le numéro d’immatriculation, la marque et le modèle
  • sur le conducteur de la voiture : prénom, nom, adresse, numéro de téléphone, assureur et numéro d’assuré sont les informations indispensables.

Ces données vous permettrons d’identifier la partie adverse auprès de votre assurance, qui gèrera le sinistre en direct avec l’assureur de la partie adverse.

Etablir un constat « avec les moyens du bord »

Vous pouvez par exemple faire une reconnaissance des faits sur une feuille blanche, où, comme vous l’auriez fait sur un constat en bonne et dûe forme, vous précisez les circonstances de l’accrochage :

  • le lieu de l’accident (autoroute, parking etc.)
  • le mouvement des véhicules (tournait à droite, changeait de file etc.)
  • le non respect d’une règle du code de la route par l’un des deux conducteurs

Si des personnes ont été témoins de l’accident, n’hésitez pas à prendre leurs coordonnées au passage, surtout si vous avez quelques doutes quant à la bonne foi de la partie adverse. On n’est jamais trop prudent !
N’hésitez pas à faire un croquis pour décrire la scène de l’accident, voire prendre des photos.
Enfin, en cas de litige, vous pouvez aller porter plainte au poste de police le plus proche. Votre dépôt de plainte fera foi auprès de vos assureurs.

Bon à savoir = vous devez impérativement déclarer l’accident à votre assurance sous 5 jours maximum. Bien sûr, le plus tôt reste le mieux.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire

La pire erreur serait de laisser partir votre « partie adverse » sans prendre aucune information en pensant que les dégâts ne nécessitent pas de les déclarer à votre assurance. L’accident pourrait avoir causé un dégât qui ne se voit pas mais qui pourtant engendrerait des frais de réparation.

Laisser la partie adverse remplir seule le « constat bricolé » constituerait une autre grosse erreur ! Ne vous fiez pas aux apparences même si la personne semble honnête et fiable. Même si vous êtes pressé, prenez le temps d’apporter votre version sur ce document.

Pour ne plus être à court de constat, vous pouvez opter pour le e-constat, qui se fait alors directement sur votre smartphone.

Assurance auto : le « pay how you drive », c’est quoi ?

Payer selon son comportement au volant, c’est la proposition de ce nouveau système d’assurance auto. C’est le digne héritier de la solution « pay as you drive », également appelée « assurance au kilomètre » et qui permettait à l’assuré de ne payer que proportionnellement aux kilomètres parcourus. Le succès très restreint de la formule a amené les assureurs à travailler sur une nouvelle solution : le pay how you drive.

Comment fonctionne le système « pay how you drive » ?

Un boîtier GPS est installé à l’intérieur du véhicule, et grâce aux réseaux de télécommunication il va enregistrer et transmettre des informations relatives non seulement à votre conduite : la vitesse, la manière dont vous prenez vos virages, dont vous freinez/accélérez etc. mais également relatives à l’environnement : la densité du trafic, les conditions météorologiques…
Compilées dans un logiciel dédié, ces données sont ensuite analysées par votre compagnie d’assurance qui va ainsi pouvoir vous attribuer une note et vous faire une facture personnalisée chaque mois.
En tant réel et grâce à une application téléchargée sur votre smartphone, vous pouvez suivre les données enregistrées et la notation attribuée par votre assureur, une bonne manière de savoir s’il faut rectifier le tir et calmer vos ardeurs au volant.
À termes, ce boîtier, qui peut d’ailleurs être installé sur la plupart des voitures construites après 2002 (essence) et 2004 (diesel), devrait avoir des fonctionnalités plus poussées telles que la géolocalisation de la voiture lorsqu’on ne sait plus où on l’a garée, ou l’alerte des secours en cas d’accident.

Combien ça coûte ?

Vous l’aurez compris, cela va dépendre de votre comportement au volant. Si vous avez une conduite souple, à allure modérée avec une certaine tendance à anticiper les virages et qu’en plus vous roulez relativement peu, cela peut être financièrement intéressant pour vous.
Avec ce système, les assureurs visent en priorité les jeunes conducteurs, qu’ils espèrent sensibiliser à la conduite responsable en leur promettant jusqu’à 30% de ristourne sur leur assurance auto.
Le prix du boîtier, environ 50€ chez Allianz.

Quid de l’utilisation des données collectées ?

Pour le moment, le système permet aux conducteurs sérieux de payer moins cher, mais ne pénalise pas les automobilistes dont la conduite serait considérée comme dangereuse. Pour le moment.
Alors que les assureurs tels que Direct Assurance espèrent équiper 20% du marché d’ici 5 ans avec ce système, il reste difficile de dire si le pay how you drive aura plus de succès que le pay as you drive.
En effet, l’utilisation des données collectées est une préoccupation pour les français, qui jugent parfois intrusif ce genre de système. D’autant que certains assureurs envisagent même d’installer des caméras dans l’habitacle de la voiture pour prévenir des éventuels sinistres…

Remorquage de voiture en panne : que prend en charge l’assurance ?

Sur la route du retour des vacances, votre voiture se met soudain à fumer : le diagnostic est sans appel, la panne est trop importante et vous ne pouvez reprendre la route sans passer par la case garage. Quelques coups de fils plus tard, votre décision est prise : vous préférez faire remorquer votre véhicule en panne jusqu’à chez vous et le faire réparer par votre garagiste attitré.
Dans ces cas-là, qui prend en charge le rapatriement ? Votre assurance, vous ?

Bien connaître les termes de son contrat d’assurance automobile

Vous vous en doutez, tout va dépendre du contrat d’assurance auto auquel vous avez souscrit. Le premier des conseils est donc le suivant : lisez attentivement votre contrat d’assurance.
Théoriquement, la garantie assistance fait partie des prestations couvertes par l’assurance au tiers et assure :

  • le dépannage du véhicule
  • l’assistance aux conducteurs et passagers

En pratique, il vaut mieux vérifier les conditions de son contrat pour en être certain car il existe des exceptions récurrentes :

  • une franchise de 50 kilomètres, qui signifie que l’assurance ne prend en charge le dépannage que si vous tombez en panne à plus de 50km de votre domicile
  • l’option voiture de remplacement qui vous garantit le prêt d’un véhicule en cas de panne, accident ou vol et sur une durée pouvant aller jusqu’à 7 jours.
  • l’assistance à l’étranger

À savoir : si nécessaire, l’assurance peut prendre en charge le rapatriement du conducteur et des passagers, vers votre domicile par exemple. Elle prend alors en charge les éventuels frais de taxi, de train ou d’avion. L’assurance peut également vous rembourser des frais d’hébergement si vous avez besoin de dormir une nuit ou deux à l’hôtel en cas d’immobilisation du véhicule (Attention toutefois à ne pas abuser ! La prise en charge est forfaitaire, si le prix de la nuit d’hôtel dépasse le budget autorisé par l’assurance, vous paierez de votre poche la différence).

Le cas spécifique du remorquage de voiture en panne

Si vous tombez en panne sur l’autoroute et que les réparations ne peuvent être faites sur place, il y a de grandes chances pour que votre assureur remorque votre véhicule jusqu’au garage le plus proche. Ce rapatriement sera pris en charge par l’assurance et vous n’aurez rien à débourser, sauf peut-être une franchise propre à votre assureur.
En ce qui concerne la prise en charge des réparations, son montant dépendra une fois encore de la garantie que vous avez souscrite, mais également de votre degré de responsabilité. Comprenez par là que si la panne est due à une négligence de votre part, l’assurance vous laissera assumer seul les frais engendrés.

En revanche, si vous décidez de votre propre chef de ne pas effectuer les réparations dans le garage où votre assurance a fait rapatrier le véhicule, les frais de remorquage seront très probablement à votre charge.
Dès lors, c’est un calcul à faire : la différence entre le coût des réparations sur place et le coût des réparations dans votre garage habituel est-elle suffisamment rentable pour payer le remorquage de votre poche ? Bien sûr, si vous êtes bricoleur et que vous possédez les outils pour effectuer les réparations vous-mêmes, n’hésitez pas : faites remorquer votre voiture jusqu’à votre domicile !

À savoir : quel que soit le cas de figure, avant de prendre quelque décision que ce soit, appelez votre assistance dès que le sinistre intervient ! Vos démarches d’indemnisation seront beaucoup plus simples à gérer si l’assurance vous a donné son accord au préalable. Souvent, l’assurance gère d’ailleurs elle-même la commande du dépanneur.

Quelle assurance choisir pour l’achat d’un véhicule d’occasion ?

Vous avez franchi le cap et décidé d’acheter la voiture que vous aviez repérée sur un site de petites annonces automobiles. Vous vous posez maintenant la question de bien assurer votre nouvelle « titine » sans toutefois y laisser un bras.

À quel moment assurer son véhicule d’occasion ?

La réponse est simple : aussi vite que possible. Vous ne pouvez pas conduire le véhicule sans être assuré pour cela. Rassurez-vous, assurer une voiture est un processus rapide, si toutefois vous évitez de vous y prendre un jour férié lorsque les agences sont fermées !
Mettez-vous d’accord avec le vendeur sur la date et l’heure de la vente, vous communiquerez ainsi tous les deux cette donnée à vos assureurs respectifs. Vous pouvez tout simplement appeler votre assureur pour contracter une assurance auto, il suffit de répondre aux quelques questions de base : date d’achat, conducteurs du véhicule, carte grise de la voiture etc. La date d’effet de votre contrat sera donc celle de l’achat. Voilà, vous pouvez ramener votre nouvelle voiture ou vous la faire livrer en toute sécurité !

À savoir : vous avez un mois après la transaction pour faire mettre le véhicule à votre nom à votre préfecture. En attendant le changement, vous pouvez circuler avec l’ancienne carte grise à titre provisoire.

Assurance tous risques ou assurance au tiers ?

Une assurance tous risques coûte cher, alors qu’il s’agit bien souvent d’une couverture superflue pour un véhicule d’occasion de faible valeur. À vous donc de décider, selon la valeur du véhicule que vous achetez.

Avec l’assurance au tiers, seule la responsabilité civile est couverte, concrètement cela signifie qu’en cas de sinistre responsable (dont vous êtes à l’origine), vous ne serez pas indemnisé des éventuels dommages sur votre voiture. En contrepartie bien sûr, les frais d’assurance sont beaucoup moins élevés.

Une assurance tous risques est rentable si le véhicule est presque neuf et que sa valeur est encore élevée. Cette fois-ci, en cas de sinistre, votre assurance vous remboursera à hauteur de la valeur marchande de votre véhicule, sauf si vous avez souscrit une option supplémentaire dite « valeur à neuf ».
Vous pouvez généralement vous dire que si votre véhicule a plus de 5 ans, il n’est pas rentable de l’assurer tous risques.

Aucune de ces deux formules ne semble vous convenir ? Vous serez peut-être séduit par l’assurance « au tiers étendu » qui est une solution intermédiaire qui couvre : le vol, l’incendie et le bris de glace.

À savoir : grâce à la loi Hamon entrée en vigueur le 1er janvier 2015, il n’est plus nécessaire d’attendre la date d’anniversaire de votre contrat d’assurance auto pour le résilier, vous pouvez le faire quand vous le souhaitez.