5 éléments à vérifier pour conduire en sécurité

Vous avez prévu un voyage en voiture avec vos amis ou en famille? Quelques vérifications s’imposent pour conduire en sécurité ! Nous vous livrons une rapide check-list des éléments à vérifier facilement pour une conduite sécurisée.

Conduire sur de longues distances peut être plus pénible que d’habitude et votre véhicule peut causer des pannes non désirées. Donc, même si vous entretenez régulièrement votre voiture toute l’année, il est toujours préférable de la faire examiner par un mécanicien professionnel pour vous assurer que votre voiture tiendra la route. Voici cependant 5 éléments que vous pourrez vérifier par vous-même :

 

Les lumières, pour voir et être vu

 Une des choses les plus faciles mais les plus essentielles à vérifier sur votre véhicule (ou votre caravane) pour conduire en sécurité est votre système d’éclairage. Normalement, vous devez vérifier l’éclairage avant chaque trajet. Cependant, il est particulièrement important de procéder à cette vérification lorsque vous partez sur l’autoroute pendant vos vacances. Vérifiez que les phares sont propres et clairs, que les ampoules fonctionnent, que ldx phares antibrouillard fonctionnent et sont visibles, que les lampes d’arrêt sont claires et en fonctionnement. Enfin, n’oubliez pas les connexions et éclairage de la remorque.

 

Les pneus, base de la sécurité

 Vos pneus sont-ils prêts pour le long trajet que vous vous apprêtez à faire ? Voici des éléments de pneumatique que vous devriez vérifier régulièrement: est-ce que la pression d’air est correcte pour conduire en sécurité ? Quel est le taux d’usure des pneus ? Et l’alignement des roues ? Quel âge ont vos pneus ? À quoi ressemble le pneu de rechange ?  Y a-t-il des dommages visibles sur vos pneus comme un renflement ou une crevaison? La bande de roulement de vos pneus est-elle usée ou le pneu périt-il à cause de la vieillesse? Si c’est le cas, il est peut-être temps de remplacer vos pneus. Crever un pneu sur l’autoroute peut être extrêmement dangereux, alors ne prenez pas de risques. Faites vérifier vos pneus et l’alignement de vos roues avant de partir pour vos prochaines vacances!

Souvent une simple vérification en station essence suffira

L’huile, l’eau ainsi que les autres fluides !

 Tous les liquides dans votre véhicule doivent être vérifiés pour s’assurer qu’ils sont tous au bon niveau et capables de faire fonctionner votre voiture à sa meilleure capacité. La santé globale de votre véhicule en dépend ! Les fluides à examiner comprennent l’huile moteur, le liquide de direction assistée, l’antigel et le liquide de refroidissement, le liquide de lave-glace et le liquide de frein. Vous ne savez pas comment et où vérifier ces fluides? Vous trouverez des tonnes de tutoriels sur Youtube, alors faites une petite recherche.

Les freins, la direction et les suspensions !

Est-ce que votre pédale de frein semble spongieuse ou semble aller plus loin que d’habitude ? Ou votre voiture “vagabonde” ou “tire d’un côté” lorsque vous conduisez? Si oui, vous devez effectuer une inspection de compression pour voir si ces parties essentielles de votre voiture sont (ou pas) entièrement fonctionnelles et fiables afin de vous garder en sécurité sur la route.

Vous devriez également faire vérifier vos plaquettes de frein sur votre véhicule. Celles-ci peuvent fissurer. C’est un défaut courant des plaquettes de frein qui ont été surchauffées ou qui doivent être remplacées.

Bien que ces problèmes puissent sembler minimes au cours de votre conduite quotidienne, ils peuvent devenir exacerbés lorsque vous roulez sur de longues distances sur l’autoroute à grande vitesse ou lorsque vous tractez votre caravane ou votre remorque.

La batterie, pour ne pas tomber en rade

Quelle est l’importance de votre batterie dans votre véhicule? Eh bien, dans la nouvelle gamme de véhicules d’aujourd’hui, les fabricants ont plus de composants électroniques que jamais … donc le fonctionnement de la batterie est de plus en plus important pour votre véhicule.  Si votre batterie se trouve en dessous de 9,5 volts, le système informatique échouera et entraînera l’arrêt ou le fonctionnement anormal de votre voiture.

Le bon fonctionnement d’une batterie durera généralement entre 2 et 4 ans, donc si votre batterie a 2 ans ou plus, cela vaut la peine de l’a testé avant le voyage.

Vous pouvez vérifier visuellement l’état de la batterie pour voir s’il y a des fissures, des dommages ou des fuites d’acide. Les bornes de la batterie doivent également être serrées et non corrodées. Si ces vérifications visuelles échouent, alors vous devez remplacer votre batterie. Dans un garage, vous pouvez tester la longévité de votre batterie.

Il nous reste à vous souhaiter bonne balade !

Bonne balade !

Nouvelles régulations sur les routes : ce qui change en 2018

2018 est arrivé et il est certain que vous prendrez la route durant l’année. Or il y a pas mal de règles qui vont changer. Le gouvernement et le reste de l’Assemblée Nationale ont été plutôt actifs et des nouvelles lois, mais aussi des nouvelles régulations sur les routes, vont arriver.

Qu’en est-il ? S’agira-t-il de nouvelles limitation de vitesse (on n’espère pas) ?  Peut être de nouvelles lois concernant les radars, leur fonctionnement et leur emplacement ? Ou bien peut-être sera-t-il interdit de prendre sa moto sur les autoroutes ?

Non, rassurez-vous rien de cela. Cependant ,  il y a quelques modifications légères qu’il faut tout de même considérer afin de ne pas se retrouver hors la loi sans le savoir, ça serait beaucoup trop bête. On a beaucoup entendu parler de la limitation des routes passant de 90 à 80 km/h, mais quelles sont les autres mesures ? Nous vous donnons dans cet article un état des lieux des nouvelles régulations sur les routes moins connues qui vont changer en 2018.

On ne vous a pas encore parlé du malus automobile ! Il a été relevé à la hausse !

Vous connaissez le malus automobile ? C’est une notion, ou plutôt une sorte de punition, qui a été mise en place pour décourager l’achat des modèles les plus polluants en émission de CO2. Un point important à noter : ce malus concerne les voitures de tourisme faisant l’objet d’une première immatriculation en France et pas les véhicules d’occasion.

Voici ce qu’on retrouve dans les modifications :

  • Le seuil d’application du malus sera abaissé à 120 grammes, au lieu de 127, d’émission de dioxyde de carbone (CO2) par kilomètre
  • Le barème progressif sera, quant à lui, relevé, partant de 50 € dès 120 g CO2/km et allant jusqu’à 10 500 € pour les véhicules assez pollueurs : on parle ici de 185 g CO2/km ou plus (le barème de 2017 allait de 50 € à partir de la tranche de 127 g CO2/km et allait jusqu’à 10 000 € à partir des tranches égales ou supérieures à 191 g CO2/km).

On vous conseille donc… de vous acheter une Tesla ! Ou plus simplement de prêter une attention toute particulière au taux d’émission du modèle de vous rêves.

 

Stationnement payant : bonjour le forfait de post-stationnement !

C’est un petit nouveau pour 2018 : le forfait de post-stationnement. Ce qu’il faut savoir ici c’est que, dorénavant, les collectivités locales fixeront le prix des amendes (avant, c’était décidé au niveau national).

On observe déjà des grands écarts. Vous ne pourrez par exemple que 10 euros à Castres mais près de 60 euros dans le centre de Lyon. À noter également : a l’instar d’un PV classique, un forfait de post-stationnement pourrait bien être revu à la baisse en cas de paiement rapide. Mais ce petit cadeau reste à la discrétion de chaque municipalité.

Ne vous inquiétez pas pour les délais, nous avons en effet toujours une jolie majoration de 50 euros si le FPS n’est pas payé dans les 90 jours.

Quant aux litiges, il semblerait bien que le FPS pourra être contesté en deux temps : une première fois via un « recours administratif préalable obligatoire » (Rapo) ; une seconde – si vous n’avez pas eu gain de cause – auprès de la Commission du contentieux du stationnement payant (CCSP).

 

Voilà, vous savez tout, bonne route !

Un point sur le contrôle technique

Redouté par certains, décrié par d’autres, qu’on le veuille ou non, le contrôle technique est un rendez-vous incontournable dans la vie d’une voiture. Obligatoire en France depuis le 1er janvier 1992 pour les véhicules légers, cette vérification réalisée par un centre agréé vise à s’assurer du bon état général du véhicule.
Quand faut-il l’effectuer ? Quels sont les éléments contrôlés ? Nous faisons le point !

Quand faut-il effectuer le contrôle technique de sa voiture ?

La loi française est plutôt claire à ce sujet : le premier contrôle technique doit avoir lieu dans la période des 6 mois qui précède le 4e anniversaire de la première mise en circulation du véhicule. Les contrôles techniques suivants ont lieu, quant à eux, tous les 2 ans.
Attention à ne pas oublier : tout manquement à cette obligation peut entrainer une amende forfaitaire de 135 euros ainsi que le retrait de la carte grise durant 7 jours !
Néanmoins, pour vous aider à vous souvenir de votre prochain contrôle, il vous suffit de vérifier la date indiquée sur la vignette collée sur le pare-brise. A noter que cette vignette est purement indicative et ne constitue pas une preuve légale.

Quels sont les points contrôlés ?

Le professionnel prend généralement 30 à 45 min pour vérifier les 124 points de contrôle répartis en 10 catégories : identification du véhicule, liaisons au sol, éclairage et signalisation, pollution et niveau sonore, freinage, visibilité, structure et carrosserie, direction, équipements, et organes mécaniques. Ces vérifications sont toutes effectuées de manière visuelle, sans qu’aucun démontage ne soit effectué.
Sur les 124 points vérifiés, seuls 72 points sont soumis à une obligation de contre-visite de vérification. Précisons que les fonctions relevant du freinage, des liaisons au sol, de l’éclairage et de la signalisation sont généralement celles qui génèrent la plupart des contre-visites. Prenez donc soin de bien vérifier ces points avant d’amener votre voiture au contrôle technique.
D’ailleurs, à ce propos, êtes-vous bien sûr de connaître tous les éléments à surveiller sur vos pneus ?

À l’issue de la visite

Si aucun des 72 points soumis à l’obligation de contre-visite n’est pris en défaut lors du contrôle, le professionnel appose un timbre A sur le certificat d’immatriculation, ainsi qu’une vignette sur le pare-brise du véhicule afin d’indiquer la limite de validité du contrôle. Félicitations, vous êtes tranquille pour 2 ans !
Par contre, si des éléments défaillants sont constatés lors du passage au contrôle technique, ils sont indiqués sur le procès verbal remis au propriétaire du véhicule. Il dispose alors de deux mois pour régler les défauts constatés et passer une contre-visite à l’issue de laquelle il pourra obtenir une validation si les problèmes sont réglés. Passé ce délai, il sera dans l’obligation de repasser un autre contrôle technique.

Fixes, embarqués, de feux rouge : tout savoir sur les radars en France

Toutes les techniques sont bonnes pour les éviter, et personne n’aime se faire prendre. Déployés par le gouvernement pour lutter contre la mortalité routière, les radars suscitent souvent bien des questions chez les automobilistes. Voici un petit tour d’horizon de la question.

Le plus répandu : le radar de vitesse fixe

Vous le voyez souvent au bord des routes considérées comme dangereuses. Il déclenche une contravention si la vitesse enregistrée est supérieure de 5 km/h (sous les 100 km/h) ou de 5 % (au-dessus des 100 km/h) à la vitesse autorisée.

Le chiffre : 2181 radars vitesse fixes étaient déployés au 1er août 2015

Bon à savoir : en cas de pluie, la vitesse autorisée sur les routes est souvent abaissée de 10km/h, attention car certains radars peuvent être paramétrés à distance pour prendre en compte cette modification temporaire.

Le plus sympa : le radar pédagogique

Il remplace les panneaux d’annonce radars le long des routes et informent les automobilistes de leur vitesse, sans toutefois les sanctionner. La vitesse est affichée de différentes couleurs : en vert si la limite est respectée et en rouge si elle est dépassée (20 km/h au-dessus de la limite).

Le plus redoutable : le radar embarqué

Son but : se faire suffisamment discret pour détecter les excès de vitesse. Souvent embarqué dans une voiture arrêtée au bord de la route, ou sur un pont au dessus d’une autoroute, sa présence n’est bien sûr pas signalée (c’est là tout son intérêt).

Le chiffre : 569 radars vitesse embarqués déployés au 1er août 2015

Bon à savoir : Contrairement aux précédents, les radars mobiles dits « nouvelle génération » sont installés dans des voitures banalisées et constatent les excès de vitesse en roulant et sans flash visible. Moins précis, car la marge est de 10 km/h pour les limitations de moins de 100 km/h et de 10 % pour celles de plus de 100 km/h.

Le plus traître : le radar de feu rouge

Techniquement, le radar prend deux photos : une première lorsque le véhicule franchit la ligne d’effet des feux, puis une seconde s’il avance au delà. Le radar ne flashe pas si vous franchissez la ligne alors que le feu est orange.

Le chiffre : 712 radars feu rouge déployés au 1er août 2015

Bon à savoir : en France, le radar de feu rouge ne contrôle pas la vitesse du véhicule, du moins pas pour l’instant (car les machines sont en capacité de le faire).

Attention donc à ne pas contrarier ces différents radars, car les infractions liées aux excès de vitesse peuvent être lourdement sanctionnées et le montant de l’amende très salé : jusqu’à 1500€, un retrait de 6 points sur le permis et une suspension de 3 ans pour un excès de vitesse de plus de 50km/heure !
En cas de confiscation, il ne vous reste plus qu’à faire appel à un service de transport de voiture !

Sécurité routière : les nouvelles mesures choc de l’été 2015 !

C’est l’été, les esprits se délassent, le thermomètre grimpe… Et le nombre des nouvelles réglementations routières aussi. Après la réapparition de la pastille verte, les autorités françaises ont attendu la période des vacances pour mettre en application les nouvelles lois du “zéro distraction au volant” !

Oreillette à l’air : amende forfaitaire

Dans la lutte contre l’usage du téléphone portable durant la conduite, les oreillettes et kits mains libres étaient devenus les alternatives en vigueur et avaient fini par se fondre dans le décor du siège conducteur.
Mais, avec aujourd’hui près d’un accident corporel sur dix dû à l’usage du mobile, la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routières (DSCR) veut frapper fort. Depuis le 1er juillet 2015, exit les kits mains libres, les écouteurs et les casques audio visibles, sous peine d’une amende de 135€ et d’un retrait de 3 points sur le permis. Sont également concernés les nombreux conducteurs de deux-roues, adeptes du caché de mobile entre le casque et l’oreille…

Alcool au volant, retrait au tournant

Si les extensions de mobiles s’effacent de l’habitacle, l’alcoolémie demeure, quant à elle, plus difficile à éliminer.
Grande bête noire de la sécurité routière, elle reste la priorité du Ministère de l’Intérieur. La batterie de nouvelles lois comprend ainsi un abaissement du seuil d’alcoolémie, lequel passe à 0,2 g/l pour les jeunes conducteurs. Pris la main dans le sac, ceux-ci écopent d’un retrait de 6 points et d’un permis en moins !

Le R.412-16 : le joker des agents

Grande originalité du Code de la route français : l’article R.412-16, qui stipule qu’un conducteur “doit se tenir constamment en position d’exécuter toutes les manœuvres qui lui incombent.” Si les textes ne précisent pas in extenso qu’il est, par exemple, interdit de se maquiller ou de manger au volant, il revient à l’appréciation des forces de l’ordre de verbaliser si elles considèrent ces gestes comme gênants pour la conduite.
Raisonnable et avisé, vous ou votre entourage faites davantage dans l’originalité ? Regardez vite lequel de nos pilotes insolites vous correspond le mieux !

Payer ses amendes sur son smartphone : comment ça marche ?

Vous rêviez de ne plus devoir envoyer un chèque, acheter un timbre-amende ou encore téléphoner pour payer vos amendes ? La technologie et le gouvernement l’ont fait : l’application Amendes.gouv est née en janvier 2015.
La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) et l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI) ont mis au point cette solution, qui vous permet donc de régler vos contraventions directement via votre smartphone.

Dans quels cas peut on payer ses amendes via l’application ?

Cette application va vous permettre de pouvoir payer les amendes forfaitaires relevées par radars et par procès-verbal électronique :

  • radars automatiques (qui sont installés sur le bord des routes)
  • vidéo-verbalisation (des caméras fixées sur la voie publique qui permettent de vous verbaliser à distance)
  • infractions aux règles de stationnement constatées par PV etc.

Comment fonctionne le paiement des amendes via smartphone ?

Première étape : identifier la contravention que vous souhaitez régler. Pour cela, il vous pouvez :

  • saisir le numéro de télépaiement de l’amende (il figure sur celle-ci)
  • ou scanner le code qui figure sur le talon de paiement joint à l’avis de contravention

Deuxième étape : renseigner les références de la carte bancaire à utiliser pour le paiement de la contravention.

C’est fait ! En deux temps, trois mouvements votre contravention est réglée. Vous pouvez télécharger ensuite le justificatif de paiement directement sur l’application ou demander à ce qu’il vous soit envoyé par courrier électronique.

Pour vous procurer cette application, rien de plus simple : elle est téléchargeable gratuitement sur l’Apple Store et Google Play, et 5 langues sont disponibles (si en plus on peut réviser son espagnol en payant ses contraventions !).

Accident de voiture : comment faire sans constat ?

« Mais au fait, est-ce que j’ai un constat dans la voiture ? ».
Qui ne s’est jamais posé cette question ? Voire même : qui ne s’est jamais posé cette question alors qu’il était déjà trop tard ?
Pas de panique, en cas d’accident et si ni vous ni la « partie adverse » n’avez de constat amiable au fond de la boîte à gant, voici la marche à suivre.

Relever les informations sur la partie adverse

Si la personne avec laquelle vous avez eu l’accrochage semble disposée à vous fournir les informations nécessaires à la déclaration du sinistre à vos assurances respectives, mettez le paquet et récoltez toutes les informations possibles :

  • sur le véhicule : le numéro d’immatriculation, la marque et le modèle
  • sur le conducteur de la voiture : prénom, nom, adresse, numéro de téléphone, assureur et numéro d’assuré sont les informations indispensables.

Ces données vous permettrons d’identifier la partie adverse auprès de votre assurance, qui gèrera le sinistre en direct avec l’assureur de la partie adverse.

Etablir un constat « avec les moyens du bord »

Vous pouvez par exemple faire une reconnaissance des faits sur une feuille blanche, où, comme vous l’auriez fait sur un constat en bonne et dûe forme, vous précisez les circonstances de l’accrochage :

  • le lieu de l’accident (autoroute, parking etc.)
  • le mouvement des véhicules (tournait à droite, changeait de file etc.)
  • le non respect d’une règle du code de la route par l’un des deux conducteurs

Si des personnes ont été témoins de l’accident, n’hésitez pas à prendre leurs coordonnées au passage, surtout si vous avez quelques doutes quant à la bonne foi de la partie adverse. On n’est jamais trop prudent !
N’hésitez pas à faire un croquis pour décrire la scène de l’accident, voire prendre des photos.
Enfin, en cas de litige, vous pouvez aller porter plainte au poste de police le plus proche. Votre dépôt de plainte fera foi auprès de vos assureurs.

Bon à savoir = vous devez impérativement déclarer l’accident à votre assurance sous 5 jours maximum. Bien sûr, le plus tôt reste le mieux.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire

La pire erreur serait de laisser partir votre « partie adverse » sans prendre aucune information en pensant que les dégâts ne nécessitent pas de les déclarer à votre assurance. L’accident pourrait avoir causé un dégât qui ne se voit pas mais qui pourtant engendrerait des frais de réparation.

Laisser la partie adverse remplir seule le « constat bricolé » constituerait une autre grosse erreur ! Ne vous fiez pas aux apparences même si la personne semble honnête et fiable. Même si vous êtes pressé, prenez le temps d’apporter votre version sur ce document.

Pour ne plus être à court de constat, vous pouvez opter pour le e-constat, qui se fait alors directement sur votre smartphone.

Contrôle Technique obligatoire tous les ans : ce qu’il en est vraiment

En France, le coût moyen du contrôle technique s’élève à 76€, quand les réparations qu’il génère atteignent en moyenne 300€ : un marché estimé à 2,6 milliards d’euros, que se partagent les centres de contrôle et les garagistes
Aujourd’hui, le contrôle technique en France est jugé trop souple par les autorités européennes, qui demandent au gouvernement de durcir le ton pour limiter le nombre de voitures polluantes.
La France a 3 ans pour renforcer le dispositif du Contrôle Technique.

Un contrôle technique jugé trop souple par l’Europe

Aujourd’hui, le contrôle technique en France suit la règle du 4/2/2 : un véhicule doit se soumettre au premier contrôle technique 4 ans après sa première mise en circulation, puis tous les 2 ans.
Plus de 120 points de contrôle sont vérifiés à chaque visite technique : les pneus, les freins ou encore les amortisseurs. À l’issue de ce bilan méticuleux, l’automobiliste reçoit soit un procès verbal positif qui autorise la voiture à reprendre la route, soit un PV soumis à contre visite. Dans ce cas, la voiture qui ne « passe pas » le contrôle technique doit corriger les défauts signalés dans le PV dans un délai de 2 mois.
On estime même que 20 à 30% des automobiles en France sont en défaut de CT, 19% d’entre eux choisiraient volontairement de ne pas soumettre leur voiture au contrôle parce qu’ils savent pertinemment qu’elle ne passerait pas.

Vers un contrôle technique obligatoire une fois par an ?

La Commission Européenne voudrait que la France mette en place un Contrôle Technique annuel pour les véhicules âgés de plus de 7 ans.
Une mesure que les ménages ne voient pas d’un très bon oeil, puisque la mesure représenterait en moyenne un surcoût de 34€ par an et par voiture. Les plus touchés : les foyers les plus modestes, qui possèdent bien souvent des véhicules plus anciens que les ménages aux revenus plus élevés. 40 à 50% des véhicules de plus de 10/12 ans sont soumis à la contre-visite car ils présentent des caractéristiques dangereuses.
Les professionnels de l’auto quant à eux ont plutôt un avis positif sur la question. Pour eux, ce contrôle technique annualisé permettrait aux automobilistes d’anticiper davantage les réparations à effectuer sur leur véhicule et de faire ainsi des économies grâce à une maintenance plus suivie et une baisse du nombre de contre-visites. Une manière également d’améliorer la qualité du parc automobile français.. Et d’augmenter par la même occasion leur proche chiffre d’affaires ?

Pour l’heure, l’Assemblée Nationale a rejeté cette mesure en invoquant une nouvelle inégalité entre les foyers à revenus modestes et les foyers les plus riches.
De leur côté, et alors que la mesure aurait dû s’appliquer également aux motos de plus de 125cm3, les motards ont réussi à faire reculer sa mise en place à 2022.
Alors… passera ou passera pas le contrôle technique annuel ? L’avenir le dira, toujours est-il que l’Europe a bien l’intention de faire passer ses nouvelles règles de contrôle : un contrôle anti-pollution systématique et une vérification du kilométrage du véhicule à chaque contrôle technique.